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Lisette Kazadi: Fondatrice de Pagn'Unik

Dernière mise à jour : 17 oct. 2020


Lisette Kazadi - Pagn'Unik

Lisette Kazadi est d’une classe naturelle et n’a pas vraiment besoin d’égéries pour représenter les pièces de créateurs de sa boutique en ligne Pagn’Unik.

Valeur Féminine l’a rencontrée pour en savoir plus sur le démarrage de son entreprise. Elle nous partage son histoire à cœur ouvert.


Valeur Féminine (VF): Peux-tu expliquer ce que propose ta boutique ?


Lisette Kazadi: C'est une boutique qui rassemble une sélection de créations réalisées par des designers qui utilisent le pagne dans tout ce qu'ils créent. C'est le thème de ma boutique d’où le nom Pagn’Unik. L'idée est de travailler avec des créateurs de tout horizon du moment qu'ils utilisent le pagne dans leur création.


VF: Le pagne représente-t-il quelque chose de particulier pour toi ?


Lisette Kazadi: Ça représente quelque chose de très particulier. Il représente tout d'abord une culture. J'ai grandi en voyant mes mamans, mes tantes et mes grands-mères porter le pagne. C'est surtout quand je suis revenue du Congo et d'Afrique du Sud, il y a environ 2 ans, que je me suis réémergée dans la signification de ce tissu chargé d'histoire et qui représente énormément de notre culture. À travers mon site, j'ai eu l'envie de célébrer le pagne, les créateurs et leur artisanat en proposant des créations de mode telles que des vêtements, des bijoux, des accessoires et des objets de décoration.

Pour moi, le pagne est un peu comme une métaphore du monde. L'une des valeurs que je veux véhiculer via Pagn’Unik c’est la célébration de l'authenticité de chacun d'entre nous.
Minaudières -Siéyo Création

VF: Les articles que propose ta boutique sont-ils uniques ?


Lisette Kazadi: Effectivement, les pièces proposées ne sont disponibles généralement qu'en un seul exemplaire. Elles peuvent être issues du même tissu, du même pagne, mais le résultat final va être légèrement différent. Certains clients me demandent parfois s’ils peuvent avoir exactement le même article, mais ce n’est généralement pas possible. Dès lors que le créateur aura épuisé son tissu, on ne pourra pas proposer exactement les mêmes articles par la suite. Il y a vraiment l'idée que chaque pièce ne soit disponible qu’en très peu d’exemplaires. J'estime que cela augmente aussi la valeur de ces pièces parce qu'en allant sur mon site vous serez parmi les seules personnes à avoir la création en question.


VF: Comment as-tu eu l'idée de lancer Pagn'Unik ?


Lisette Kazadi: J'ai toujours aimé arpenter les salons de créateurs pour aller à la recherche de petits accessoires, de vêtements uniques parce que j’aime la mode et j'aime me démarquer. Je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de talent néanmoins j'avais une frustration. Si tu vois une pièce, mais que tu n’as pas assez d’argent pour la payer en liquide, elle te passe sous le nez. J’ai souvent eu cette expérience et j’ai souvent été frustrée par rapport à cela. Mon premier réflexe était d’aller chercher sur Internet, mais la majorité des créateurs présents sur ces salons n’ont pas de sites web. Du coup, moi qui adore la communication et le 2.0, je me suis dit que j'allais fusionner les univers du digital et de la mode pour essayer de répondre à un besoin que je pense ne pas être la seule à ressentir.


VF: Tu as décelé un besoin sur le marché pour créer une opportunité d'affaires.


Lisette Kazadi: Exactement. C’est un besoin du point de vue du consommateur, en l'occurrence moi, qui avait envie de retrouver ces pièces de créateurs sur Internet. C'est aussi un besoin du point de vue des designers qui manquaient de possibilités de vendre leurs articles sur une plateforme digitale. Cette idée a germée dans mon esprit à partir du moment où je me suis mise des deux côtés de la barrière. En revanche, je ne l’ai pas lancée telle quelle du jour au lendemain. Je me suis aussi renseignée. En tant qu’entrepreneure on a énormément d’idées, mais on a trop tendance à se mettre au centre de de celles-ci en se disant: “Mon idée est géniale, je vais la lancer, ça va être trop bien et tout le monde va kiffer”! Je pense qu’il faut faire preuve d’humilité et parvenir à se détacher de son idée de base pour savoir s’il y a un réel besoin sur le marché. Il faut apporter une solution à un manque existant. Le site que j’ai lancé est loin de l’idée première que j’avais. Elle a évoluée, mais j'ai dû prendre le recul nécessaire pour accepter la critique par rapport à l’idée d’origine. J’ai dû me retirer de mon idée et placer au centre de celle-ci les acteurs principaux que je voulais toucher au travers de ma solution. Cela a demandé beaucoup de travail, car il s'agit de mettre en place un processus entre le moment où ton idée entre dans ta tête et celui de sa concrétisation.


VF: Tu viens du secteur des médias. Tu as travaillé pendant plusieurs années en tant que community manager, product manager, social media strategist et j’en passe. Comment as-tu approché l'univers de designers pour proposer des articles dans ta boutique ?


Lisette Kazadi : En effet, j'ai toujours été issue du milieu de la communication, mais au-delà de cela j'ai toujours aimé la mode. Pendant longtemps, je cherchais à traduire cette passion dans une activité qui a du sens pour moi. Étant une enfant du 2.0, je suis très à l'aise avec les réseaux sociaux, les sites web, etc. Je creuse pas mal, je cherche dans les médias pour trouver des créateurs qui font des choses intéressantes et avec qui j'ai envie de travailler. En général quand je contacte un créateur c'est parce que j'ai eu un coup de cœur. Le créateur peut me suggérer certaines choses et je peux lui indiquer mes préférences en fonction de ma clientèle. Dans certains cas, nous allons collaborer pour proposer des pièces qui ne seront disponibles que sur Pagn’Unik. C'est ce que j'ai envie de développer parce qu'il y a tout un travail de créativité derrière. Mon idée n'est pas seulement de contacter une personne, de proposer ses pièces et de vendre. Grâce aux collections capsules, j'ai la possibilité de mettre aussi ma patte en collaborant avec le créateur.


Wibes shoes

VF: Est-il possible d’être livré ailleurs qu’en Belgique lorsqu’on passe commande sur Pagn’Unik ?


Lisette Kazadi: L'idée est de pouvoir livrer dans le monde entier. Néanmoins, actuellement je ne livre qu’en Europe pour une question de logistique et parce que je veux qu'il y ait un contrôle qualité qui soit effectué sur tous les articles du site. Je me déplace, je vais voir les créations, je touche le vêtement. En général, je ne suis jamais déçue, car les créateurs avec qui je travaille sont des professionnels. Étant donné que Pagn’Unik est une boutique en ligne, il faut que les pièces que je vends soient de qualité.



VF: Es-tu seule à gérer le service après-vente ?


Lisette Kazadi: Oui, je suis seule à gérer ce service. La majorité des choses sont gérées par moi. Pour une prestation ponctuelle, je peux m’associer à un photographe ou un graphiste, etc. Mais sinon, c’est moi qui gère tout de A à Z.

J’ai finalement démissionné avant de partir aux États-Unis. Je ne pouvais plus revenir en arrière. Il ne me restait qu'une semaine pour me faire à l'idée que je partais avec un billet aller simple et sans savoir quand je reviendrai.

VF : Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer dans l’entrepreneuriat et à lancer Pagn’Unik ?


Lisette Kazadi: Au fond de moi, il y a toujours eu quelque chose qui me disait qu'il fallait que je me lance. À la fin de mes études, le milieu de l'entreprise était comme une évidence. Je pense qu'on nous lave un petit peu le cerveau depuis qu’on est tout petit en nous disant : “Tu vas à l'école. Quand tu as un diplôme, tu postules dans une entreprise et tu restes là 10,15, voire 20 ans”. Je pense que l'époque des gens qui restent 40 ans dans une entreprise est révolue, mais le chemin tout tracé c'est d'obtenir un diplôme, de postuler au sein d'une entreprise et d'aller travailler. Depuis que j'ai commencé le monde du travail, je ne suis jamais parvenue à rester plus d'un an ou deux ans au sein du même entreprise. Ce qui fait que j'ai pas mal d'expériences et cela s’est révélé être très positif finalement. J'ai appris et développé énormément de compétences et dans l'ensemble je suis assez contente de mon parcours, mais il y a trois ans j'ai perdu mon frère. Cette expérience a complètement changé ma vie et m'a retourné le cerveau. Quand on subit ce genre d'expérience il se crée automatiquement une réflexion très profonde sur la vie. On se demande où est-ce qu'on en est, quels sont nos désirs. Quand j'ai pris le temps de réfléchir, je me suis rendu compte que créer quelque chose était un désir latent. Je l'avais enfuie au fond de moi parce que je ne considérais pas ça comme quelque chose de valable qui puisse déboucher sur une activité viable. Au décès de mon frère, je me suis demandé ce que je faisais de ma vie. J'avais un manque et le sentiment de ne pas être à ma place. C'est une sensation très perturbante parce que tu ne peux pas te l’expliquer ni l'expliquer aux gens qui t'entourent. Tu ne sais pas d'où cela vient. Tu sais juste que tu n'es pas où tu es censé être. Il a donc fallu que cette expérience arrive et ce sentiment d'inconfort devenait plus grand que les questionnements et la peur que j'avais de développer quelque chose. Cela me rongeait au point où je n'avais pas d'autre choix que de faire des changements. J'ai alors commencé une longue réflexion sur de ce que je voulais faire de ma vie, où est-ce que je voulais aller. À un moment, j'ai décidé de voyager quelque temps.



Lisette Kazadi - Pagn'Unik

VF: As-tu quitté ton emploi ?


Lisette Kazadi: J’ai tout lâché. J’ai pris un billet d’avion aller simple pour le Cap-Vert. J'ai acheté ce billet en février et entre ce mois-là et le mois de juin j'avais fait quelques voyages en me disant que ça apaiserait mon envie d'évasion. Ça n'a pas été le cas ! Je suis partie aux États-Unis et au Canada vers le mois de juillet. Avant de partir, j'avais calculé mon préavis pour savoir à quel moment je devais démissionner au cas où je décidais de voyager en septembre au Cap-Vert. J’ai finalement démissionné avant de partir aux États-Unis.

Je ne pouvais plus revenir en arrière. Il ne me restait qu'une semaine pour me faire à l'idée que je partais avec un billet aller simple et sans savoir quand je reviendrai. C'était l'aventure totale. Ce qui est à l’antithèse de ce que je suis (ou étais). Je vivais au jour le jour. Ça m'a littéralement sauvé la vie en me faisant sortir de ce quotidien qui me faisait du mal. Je me suis rendu compte que la vie allait bien au-delà de ce que je vivais.




VF: Tu t’es retrouvée dans une société au rythme complètement différent de celui d'ici.


Lisette Kazadi : C'est un autre univers, un autre monde dont je ne connaissais pas la langue en plus ! Je me suis fait des connaissances dans l'une des petites villes du Cap-Vert qui est un archipel. Un jour, nous étions tous ensemble à rigoler et au moment où chacun devait rentrer chez soi on s’est dit :“ À demain”. Je voulais savoir à quelle heure on se reverrait et ils me répondaient qu'ils ne savaient pas. Ils sont en mode "no stress". Ils n'ont pas de montre. Cela me semblait tellement bizarre. Finalement, on s'est revu le lendemain. Je n'ai jamais vu des gens aussi peu stressés (rires). C'est libérateur parce que dans notre société on est sous l'emprise du temps, du travail, du stress, de la performance et de l'argent. Là, j'étais dans un lieu à 1000 km de ce que j'ai toujours connu.

Je me suis dit que la manière dont je vivais n'est peut-être pas la bonne et qu'il fallait que je change tout. Je savais qu’en revenant ma vie serait complètement différente. Ma grande crainte était de retourner dans mon quotidien avec mes anciennes habitudes. Dieu merci, ce n'est pas arrivé. C'est une expérience qui change la vie et je n'aurais pas pu redevenir celle que j'étais avant. Je suis restée deux mois au Cap-Vert, ensuite je suis partie pendant quelques mois au Congo et en Afrique du Sud. Ces voyages m’ont aidé dans la redécouverte des valeurs, des cultures et du pagne. J'avais les yeux remplis d'étoiles (rires). Je me suis dit: “Maintenant, lance-toi et concrétise ton projet !”.


VF: Comment a réagi ton entourage lorsque tu as décidé de partir ?


Lisette Kazadi : Le plus important pour moi était que mes parents me comprennent et me donne leur bénédiction. Je les remercie parce que je n'étais pas capable de mettre des mots sur ce que je traversais. C'était très difficile de leur expliquer que j'avais simplement besoin de partir, sans savoir où j'allais et quand je reviendrais. C'était une question de vie ou de mort. Quand j'ai pris cette décision, je n'étais pas encore en couple. Le timing a fait que cinq jours avant mon départ je me suis mise en couple (rires). Mon copain de l'époque, qui est aujourd'hui mon fiancé, a fait preuve d’une compréhension sans nom. Même si mon départ a été compliqué pour mon entourage, tous en connaissaient la cause et mon parcours. Mais personne ne se rendait compte de la profondeur de la souffrance que je ressentais. J'étais moi-même incapable de mettre des mots dessus, mais ils ont tous fait preuve d'une compréhension et d'un amour et cela m'a vraiment sauvé la vie.


VF: Le fait de partir t’a-t-il guéri ?


Lisette Kazadi : Le voyage a toujours été un moyen de guérison pour moi. Je ne suis jamais aussi heureuse que quand je voyage, quand je découvre un nouvel endroit. Là effectivement ça a été salvateur. Après l'Afrique du Sud ça faisait presque 6 mois que je voyageais. J’avais fait naître du positif au fond de moi pour créer quelque chose de positif. Ce projet autour du pagne je l’avais depuis très longtemps. En 2018, je me suis dit que mon challenge serait de le porter jusqu’au bout sans me demander si cela marcherait ou pas. J’ai mis en place les moyens et me suis entourée des bonnes personnes pour m’aider à le concrétiser.


VF: Peux-tu expliquer comment s’est passée la phase de création d’entreprise ?


Lisette Kazadi : J’ai participé à la semaine de l’entrepreneuriat organisé par le 1819* dont j’ai trouvé l’annonce par hasard sur Facebook. Plusieurs workshop (ateliers, NDLR) étaient organisés. J’ai assisté à l’un d’entre eux et j’ai posé ma candidature pour participer à un stage en entrepreneuriat. Ç’a été l’étape majeure dans ce processus d’accompagnement pour créer mon entreprise. Étant au chômage à l’époque, j'ai aussi suivi énormément de formation. Il y a une large offre de formation pour les personnes au chômage qui souhaitent se former.


VF : As-tu pu suivre ces formations sans la pression de devoir trouver du travail ?


Lisette Kazadi: Oui tout à fait. J'étais accompagnée par une dame adorable au bureau d’Actiris avec qui j'ai été très honnête. Je lui ai dit que mon but n'était pas de retourner directement en entreprise, mais de créer ma propre activité. Elle voyait que je ne chômais pas. J'assistais aux ateliers, je m'étais inscrite au stage d'entrepreneuriat et elle m’encourageait dans ce sens. On a l'idée qu’Actiris n’est là que pour nous pousser à postuler dans une entreprise, mais c'est faux. Dans mon cas, j’ai clairement exprimé mon désir de me lancer dans l’entrepreneuriat.


VF: Comment cet accompagnement t'a-t-il aidé pour ton lancer projet ?


Lisette Kazadi : Quand on est suivi, on n’a pas d'autre choix que de continuer à bosser sur son projet. Par exemple, mon stage en entrepreneuriat a duré deux mois, mais ça a été intensif. On devait avancer sur le business plan, le plan financier, l'étude de marché, etc. On était suivi par rapport à cela. Ce n’est pas comme à l’école où l’on est noté, car on reste autonome, mais si tu veux développer ton projet tu vas suivre tout ça.


VF: Ça fait un peu plus de 1 an que tu as lancé Pagn’Unik. Est-ce ton activité principale ?


Lisette Kazadi : J’aurais bien voulu, mais Pagn'Unik est encore un petit bébé. Je n’en vis pas encore pour le moment et donc il n'y a pas très longtemps j'ai dû me remettre sur le marché du travail. J'ai de la chance d'avoir un chouette job que j'aime beaucoup. Il n'a rien à voir avec ce que j'ai fait auparavant. Maintenant, je travaille dans la finance qui est un domaine que j'adore. Néanmoins, j'occupe toujours un poste dans le département de la communication qui reste ma compétence principale.


Lisette Kazadi - Pagn'Unik

VF : Que préfères-tu dans l’entrepreneuriat ?


Lisette Kazadi: La liberté de faire les choses comme je le souhaite. Cela ne veut pas dire que c’est facile, au contraire, je n’ai jamais autant bossé que pendant l'année entière ou je me suis consacrée au développement de Pagn’Unik. Quand tu lances ton activité, tu transpires surtout si c’est vraiment quelque chose qui te tient à cœur (rires). Je n'ai jamais été aussi heureuse qu'en développant mon business. Mais je n'ai jamais été aussi pauvre en revanche (rires). Mais j’avais une vraie motivation et je n’étais pas en mode automatique comme quand j’allais au bureau et que je traînais des pieds. Je suis en train de construire quelque chose de mes propres mains. C’est mon bébé, c’est moi qui l’ai fait et pour qu’il soit viable il faut faire ce qu’il faut: se lever le matin et se donner à fond.


VF : Quelle est ta vision par rapport à la pression exercée sur les femmes pour être en couple et avoir des enfants à partir d’un certain âge comme si sans cela elles ne seraient pas complètes ?


Lisette Kazadi : La pression existe, mais je pense qu’il est important en tant que personne de se connaître parce qu’il n’y a que comme ça qu’on pourra poser les choix pertinents pour notre vie, des choix qui nous rendront heureux. Il y a beaucoup de gens qui vivent en mode automatique. Certaines personnes ne se sont jamais posé la question de savoir si elles sont heureuses ou pas. Cette question fait peur parfois. Chacun a sa propre définition du bonheur. Il y a beaucoup de femmes qui ont la trentaine ou la quarantaine et qui ne savent pas qui elles sont. Elles ne savent pas ce qu’elles aiment. Elles n’ont pas la réponse.Je suis heureuse d’être au stade où j’en suis. Avec l’expérience que j’ai eue, je pose des choix en tout état de cause et en sachant que ce sont des choix personnels qui viennent du cœur. Je le souhaite vraiment à tout le monde. La pression de la société sera toujours là, mais ce n’est pas elle qui va nous donner les clés du bonheur. On les trouve à l’intérieur de soi par cette connaissance de soi, peut-être par la spiritualité, par le fait de développer un business et peut-être par la combinaison de toutes ces choses.


*le 1819 est le service d'information pour tous les entrepreneurs de la Région de Bruxelles-Capitale. Ce service poursuit un double objectif ; fournir aux entrepreneurs une information de première ligne sur les différents aspects liés à l'exercice d'une activité économique et orienter les entreprises dans le réseau bruxellois des institutions et organismes d’accompagnement.


Interview réalisée par Valeur Féminine


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Site web : www.pagnunik.com

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